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La carte de GTA 6 : les deux lieux que l'éditeur nomme

Deux boutiques concurrentes publient le même synopsis de GTA 6 dans les huit langues, et ce synopsis nomme deux lieux : la ville de Vice City et l'État de Leonida. Tout le reste de ce qui circule sur la carte vient d'ailleurs.

Vice City et l'État de Leonida, nommés noir sur blanc

La fiche française du PlayStation Store porte trois lignes après la mention du mode solo : « Vice City, États-Unis. Jason et Lucia ont toujours su que la vie ne leur ferait pas de cadeau. Mais lorsque les choses tournent mal, ils découvrent le côté obscur de la région la plus ensoleillée d'Amérique, et se retrouvent au cœur d'un complot criminel qui s'étend dans tout l'État de Leonida. »

La fiche anglophone dit la même chose : « Vice City, USA. Jason and Lucia have always known the deck is stacked against them. But when an easy score goes wrong, they find themselves on the darkest side of the sunniest place in America, in the middle of a criminal conspiracy stretching across the state of Leonida. »

Ce texte n'est pas propre à une boutique. Le Xbox Store publie le même, dans les huit langues vérifiées. Deux revendeurs concurrents qui affichent le même paragraphe au mot près, c'est le texte de l'éditeur, pas la prose d'un magasin.

Le nom de la ville ne se traduit jamais : « Vice City » s'écrit ainsi dans les huit boutiques. Le pays, lui, se traduit : États-Unis, USA, EE. UU., Stati Uniti, Amerika, EUA selon la langue.

Une comparaison de taille existe, mais elle n'est sur aucune fiche

Fin août 2026, le responsable du développement a donné un ordre de grandeur en entretien : la carte ferait deux fois celle de Grand Theft Auto V, le jeu précédent, et trois fois celle de l'autre grande production du studio, Red Dead Redemption 2.

Ce n'est pas une surface. Aucun kilomètre carré n'a été publié, et un rapport de taille ne dit pas comment l'espace est occupé : une carte deux fois plus grande peut être deux fois plus dense, ou deux fois plus vide.

C'est aussi une parole rapportée, pas une publication de l'éditeur. Elle est datée et attribuée, donc citable ; elle ne figure sur aucune fiche produit, et c'est pourquoi elle apparaît ici à part de ce que les fiches disent.

Le « onze fois », et ce qu'il compte au juste

Un second chiffre circule à côté du rapport de taille : onze fois. Deux comptes rendus du même responsable, faits à deux visiteurs différents fin août, ne lui donnent pas le même sens.

Dans l'entretien accordé au magazine français reçu au studio, il porte sur un nombre : le nombre de bourgs construits en dehors de la ville serait onze fois celui du jeu précédent, pour ce qui est des petites villes qu'on peut croiser en chemin. C'est un décompte.

Dans le compte rendu de l'autre visiteur, repris par la presse spécialisée, il porte sur une étendue : la ville avec ses banlieues serait onze fois plus grande que celle du jeu précédent et ses environs. Un décompte et une surface ne disent pas la même chose.

Aucun des deux n'est écarté ici, parce que rien ne permet de trancher : deux paroles rapportées du même homme, à quelques jours d'intervalle, dans deux langues. La seule chose établie est qu'il a cité onze fois à propos de ce qui entoure la ville.

Placés à peu près là où ils sont dans la réalité

Le responsable du développement a décrit la fabrication de la carte dans ce même entretien. L'équipe choisit d'abord où situer le jeu, s'y rend, roule, photographie. Puis elle arrête les zones à inclure : les Everglades, des villes à l'extérieur de Miami, Miami elle-même, et ce qu'il faut accentuer de chacune.

Vient ensuite la phrase qui change la façon de lire une carte de ce jeu. L'équipe pose ces éléments sur le plan à peu près aux mêmes emplacements géographiques que dans le monde réel, en retenant ce qu'elle veut mettre en avant. Ses mots : une version déformée de la réalité.

Les auteurs n'écrivent qu'ensuite, et il le dit dans cet ordre : quel jeu de personnages peut emmener le joueur dans le plus grand nombre d'endroits, qui peut le conduire aux Everglades, qui peut traverser un deal de drogue dans une tour prise d'assaut, qui tient dans une boîte de nuit clinquante. Il les décrit comme des guides à travers ce monde.

La conséquence est pratique : la position d'un lieu sur la carte est un indice sur l'endroit réel qu'il évoque. Notre carte de Leonida le rend visible, en affichant au survol le lieu réel dont chaque endroit s'inspire.

Une seule indication d'étendue, dans une subordonnée

Le synopsis ne consacre pas une phrase à la géographie. Il en glisse une indication au détour d'une proposition : le complot « s'étend dans tout l'État de Leonida ».

C'est peu, et c'est tout ce qui existe. Cette formule dit que l'action déborde la ville, sans dire de combien, ni vers quoi. Elle établit qu'il existe un État autour de Vice City, elle ne décrit pas ce qu'il contient.

Les traductions officielles disent la même chose avec leurs mots : « che si estende in tutto lo Stato della Leonida » en italien, « die sich über den ganzen Bundesstaat Leonida erstreckt » en allemand, « que se extiende por todo el estado de Leónida » en espagnol.

Une page de la plateforme, distincte des fiches produit, va un peu plus loin en mots. Elle parle du monde vaste de Leonida, de l'État tentaculaire de Leonida et de la Vice City des temps modernes. Trois qualificatifs, aucun chiffre, et un texte écrit par le vendeur de la console plutôt que par l'éditeur du jeu. C'est aussi la seule mention d'époque publiée à ce jour : l'action se déroule à notre époque.

Une divergence mérite d'être notée, parce qu'elle est réelle : la fiche polonaise écrit « la ville la plus ensoleillée » là où les sept autres écrivent « l'endroit » ou « le lieu ». C'est un écart de traduction, sur un mot, et il ne change rien à la phrase sur l'État.

Ce qui n'est écrit sur aucune fiche

Les mêmes fiches ont été lues avec des mots qui décriraient la carte si l'éditeur les avait publiés. Aucune surface en kilomètres carrés. Aucune mention de « monde ouvert ». Aucun nombre de villes. Aucune taille de carte. Et aucune autre ville de la série : ni Los Santos, ni Liberty City, ni San Andreas.

Le mot « carte » lui-même n'apparaît nulle part. Sur la fiche PlayStation, la seule occurrence du mot anglais est le lien « Sitemap » du pied de page du magasin.

Cette absence compte parce que la recherche fonctionne sur ces documents. Sur les mêmes pages, au même moment, « Vice City » apparaît entre trente-deux et cinquante-neuf fois selon la boutique, et « Leonida » entre huit et vingt-trois. Ce ne sont donc pas les zéros d'une mesure ratée.

Autrement dit : à ce jour, l'éditeur a nommé un lieu et une échelle, et n'a publié aucun chiffre.

Ce que la fiche du jeu précédent fait différemment

On pourrait croire qu'une fiche de boutique nomme toujours les lieux d'un jeu. La fiche du jeu précédent, sur le même magasin, montre le contraire.

Son synopsis décrit trois personnages sans en nommer un seul : « a young street hustler, a retired bank robber, and a terrifying psychopath ». Il situe l'action dans « a ruthless city », une ville impitoyable, sans la nommer non plus.

Ni Los Santos, ni Blaine County, ni San Andreas n'apparaissent sur cette page, alors que ce sont les lieux du jeu qu'elle vend.

Une fiche peut donc parfaitement décrire sans nommer. Que celle de GTA 6 nomme une ville et un État dès sa deuxième ligne n'est pas une habitude de magasin : c'est une décision de l'éditeur, et c'est ce qui rend ces deux noms citables.

Les cartes qui circulent, et pourquoi elles ne sont pas ici

Des cartes détaillées circulent, parfois soignées, souvent reconstituées image par image à partir des bandes-annonces, parfois issues de fuites. Certaines sont peut-être proches de la réalité. Aucune ne peut être vérifiée aujourd'hui.

Le problème n'est pas leur qualité, c'est leur statut. Une carte reconstituée ne porte pas de source publiable : on ne peut ni la dater, ni la rattacher à une publication de l'éditeur, ni dire ce qui y est mesuré et ce qui y est deviné.

Les plus suivies sont des projets de cartographie communautaire, versionnés et mis à jour publication après publication, parfois sur plusieurs années. Le soin qu'on y met n'en fait pas des sources : une carte redessinée reste une lecture, aussi patiente soit-elle.

Cette page ne les reproduit donc pas, et n'en tire aucun chiffre. Le jour où l'éditeur publiera une carte, une surface ou un nombre de villes, la publication sera citée ici avec sa date et son lien, comme les autres.

En attendant, ce qui est établi tient en deux noms propres et une subordonnée. C'est peu, et c'est vérifiable en deux clics sur deux boutiques.

Questions fréquentes

Quelle est la taille de la carte de GTA 6 ?
Aucune surface n'a été publiée. En entretien, fin août 2026, le responsable du développement a donné un rapport : deux fois la carte du jeu précédent, Grand Theft Auto V, trois fois celle de l'autre grande production du studio, Red Dead Redemption 2. C'est une parole rapportée, pas une fiche officielle, et un rapport de taille ne dit rien de la densité.
Vice City est-elle la seule ville du jeu ?
Rien ne le dit ni ne le dément. Le synopsis nomme Vice City et précise que le complot s'étend dans tout l'État de Leonida, ce qui indique que l'action déborde la ville. Aucune autre ville n'est nommée.
Retrouvera-t-on Los Santos ou Liberty City ?
Ces noms n'apparaissent sur aucune fiche officielle de GTA 6. Ils n'apparaissent d'ailleurs pas non plus sur celle du jeu précédent, qui ne nomme aucun lieu.
L'État s'écrit-il Leonida ou Leónida avec un accent ?
Les deux, selon la boutique. Sept des huit boutiques écrivent Leonida sans accent ; la boutique espagnole écrit Leónida avec un accent sur le o, comme elle accentue aussi le prénom de Lucía.
Que valent les cartes reconstituées qu'on trouve en ligne ?
Elles ne sont pas vérifiables. Certaines sont peut-être justes, mais aucune ne peut être datée ni rattachée à une publication de l'éditeur, donc aucune n'est reprise ici.
Peut-on entrer dans les bâtiments ?
Le studio dit qu'on peut entrer dans beaucoup de bâtiments et que le nombre est énorme. Il n'a donné aucun chiffre, aucune liste, aucun décompte : c'est tout ce qui est publié. Le jour où un nombre sera annoncé, cette page le portera avec sa source.

Sources

Chaque source est publique et consultable sans compte. La date est celle de la dernière vérification par Loreside, pas celle de la publication de la source.

Publié le · révisé le

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